La démocratie est supposé être quelque chose de simple : Ce serait le « pouvoir au peuple ». Comment est-ce que cela pourrait être difficile, se demande-t-on à première vue ? Il suffit de laisser le peuple décider, et donc d’avoir des institutions qui laisse le peuple prendre les décisions politique.

Si je part de cette idée commune, c’est qu’elle est souvent présente dans des esprits qui sont loin d’être bête – peut-être est-ce même ce que vous pensez, et que vous vous êtes dit « Oui mais enfin, dit comme ça, tout peut paraitre naïf ». Mon but est pas de faire paraitre naïf, mais de commencer à appuyer mon propos, d’annoncer la couleurs : Je vais me demander ce qu’est la démocratie.

Comme on dit, la démocratie veut dire « le pouvoir du peuple », ce qui signifie un pouvoir commun et partager. Bien des personnes voulant changer le système parlent des institutions, estiment que le problème réside principalement dans l’existence de « professionnels de la politique », qui forment une caste qui n’ont pas les mêmes préoccupations que le peuple. Si c’est un soucis, pour moi l’existence d’une caste qui estime mieux savoir dépasse les simples institutions politque

Disons que pour moi, c’est une vision de la politique un peu incomplète, même s’il donne une des idées intéressante pour la question des institutions. Questionner les institutions est indispensable, mais voir les soucis institutionnels comme le principal problème c’est commettre une erreur.

Dans de nombreux milieux militant, il est dit des trucs genre « le cinéma est politique », « tout est politique ». Et c’est vrai, la politique est l’entiereté de ce qui se passe dans la « vie de la cité ». En effet, tout ce qui se passe dans notre pays participe à construire sa vie. Le cinéma par exemple véhicule des images et des conceptions, et nous les intériorisons. En vérité, pour penser un système, il ne suffit pas de se concentrer sur le système éléctoral, parce que sinon on manque l’image globale. La big picture, quoi #Angliche #TasVuMaClasse

Il y a des tas de posibilité de réforme institutionnelle pour rendre plus démocratique le pays : Démocratie liquide, démocratie directe, démocratie par tirage au sort avec renouvellement rapide comme tu dis, démocratie représentative bien plus restrictive pour les élus (du style on arrête l’absentéïsme massif, le cumul des mandats, etc) et sous surveillance du peuple… Et j’en loupe sans doute des possibiltiés qui n’ont pas été inventés… ou simplement que je connais pas. Cependant, même si ce sont des idées souvent très intéressante, je pense que tous cela ne suffit pas.

De ce fait, la démocratie n’est pas binaire, et ne repose pas sur un changement de la manière dont fonctionne les élu. Perso je préfère toujours parler de « degré de démocratisation » (du genre la France aujourd’hui est plus démocratique qu’à l’époque de la monarchie absolue, mais c’est pas la joie non plus). La démocratie n’est pas un système éléctoral ou n’importe quoi, mais un état de fait qui permet au peuple d’avoir un contrôle sur la direction d’un espace politique.

D’où deux question : « qu’est-ce que le peuple ? » et « qu’est-ce que le peuple démocratique ? »

Je ne nie pas qu’il y a un problème avec la politique de métier, mais pour moi ce n’est pas le problème, the problem, die… problemen ? Je suis nul en allemand. Le problème majeur est un état d’esprit collectif, une sorte d’apathie politique… doublé d’un effet négatif de « l’information en continue », volontaire ou non (c’est pas la question ici), qui dans leur structure même et tout, amène à une certaine vision du monde (hyper pessimiste) qui ne pousse pas trop à une véritable action. Ouais selon moi c’est encore plus grave que les manipulations « directe » qu’on y trouve. Parce que cette fameuse vision du monde, pas mal de pseudo « méfiant des média » se font avoir dedans.

Le second soucis est celui du peuple éclairé : Même dans une démocratie directe ou par tirage au sort, il reste des possibilités de manipulations, parce que quand on donne le pouvoir de décision au peuple, il reste un point de contrôle puissant : celui de ceux qui peuvent créer l’opinion (ça pourrait tellement faire un sujet de SF passionnant, même si un peu classique), le « quatrième pouvoir ». Le tirage au sort résout une partie de cela (avec sa qualité d’éviter le populisme), mais les mouvements de foules sont totalement possible dans une assemblée, malheureusement, et il possède d’autres soucis (dont un qui sera spécifique à un tel système : un métier de « conseiller politique » risque de se former, servant à influencer les décisions des tirés au sort).

Je ne dis pas que les propositions pour remplacer le fonctionnement institutionnel actuel de la démocratie sont nulles et inutiles, mais qu’on en reviens à pour moi un certain nombre de question :

  • La culture démocratique (la partie éthique, respect de l’autre, etc)
  • Le peuple éclairé (la partie « posture intellectuelle » permettant d’éviter les manipulations)
  • La création de l’opinion par l’information

Et ces questions sont la première étape d’une amélioration de la démocratie. Je dis amélioration, parce que même sur certains de ces points, on a eut une amélioration du système depuis ces derniers siècles. Le système à besoin d’un certain degré de démocratie pour tenir. De plus, il existe pleins de système démocratiques dans le monde : Des associations qui marchent par la participations des membres à la vie de l’assoc’, la communauté Debian (ou les différents sujets sont débattus en groupes) et pas mal d’autres projets de logiciels libre (même si d’autre sont des do-ocracy, ou c’est celui qui agit qui à un véritable pouvoir).

D’autres problèmes opèrent ensuite, et se lient à ceux-là. Le problème du respect des minorité en est un exemple, comme tu l’as écrit. Mais pour moi la création de la démocratie passe avant tous par un travail de conscience, ça sert à rien d’avoir un autre système si tout le monde s’en fout, et si le pouvoir arrive in fine dans des grands « conseillers » ou « maitres de l’opinion ».