Les « pro-vie » ont défilé.

Il y a beaucoup de chose à dire sur cela… Je vais commencer par parler de l’IVG, puisque c’est le « plus simple » (non pas qu’il n’y ait pas de remises en cause de ce droit, puisque évidemment les « pro-vie » sont justement celleux qui remettent en cause ce droit, mais c’est le plus simple dans le sens ou la loi est déjà là, et aussi on a des arguments très fort). Tout d’abord, rappellons le, le concept de « tuer » n’a de valeur morale dans notre société que face à des êtres qui sont déjà sentant (certains utiliseront la « conscience » pour restreindre cela aux êtres humains). On ne parle pas du meurtre d’une fleur, ou d’un arbre, parce que ces êtres n’ont pas de système nerveux comme celui des animaux. Je dis ça pour rappeler le premier principe : l’être en gestation ne commence à ressentir qu’à partir d’un certain point de la grossesse, tout simplement. Il ne devient un bébé qu’à un certain point. C’est un processus, et non « pouf le spermatozoïde à rencontré l’ovule, un bébé apparaît et grossis ensuite jusqu’à être assez gros pour vivre hors de l’environnement du placenta ». On interrompt donc le processus de création, on ne tue pas. Et c’est extrêmement différent. D’ailleurs, sur ce point là, je rappelle que la loi encadre jusqu’à quand on peut avorter, justement pour ces raisons.

Ensuite, je pourrais rappeler ensuite les conséquences d’une loi anti-avortement. Rappelons tout d’abord que les avortement clandestin étaient souvent très dangereux, voir mortel. Les femmes risquaient d’y passer, je vous passe les détails, à part que c’était sanglant. Et rappelons qu’avoir un enfant, c’est une grosse charge. Si une femme (ou un homme transgenre) veut avorter, ce n’est pas sans raisons, et mieux vaut cesser une potentialité d’existence que de créer une vie qui sera malheureuse, et en plus d’en rendre malheureuse une autre, sans oublier qu’il y a également des cas ou c’est pour des raisons de santé que l’avortement est choisit.

Je passe maintenant à l’euthanasie… Ici, je vais noter qu’encore une fois, on choisit le mot « tuer », et ce n’est pas sans raisons. En effet, le but est de faire une sorte de mythe, ou l’euthanasie ce serait le médecin et/ou des proches qui décideraient « bon là ellui on en veux pas, iel est trop relou⋅e avec sa maladie, tuons le/la. », pour faire apparaître le soin palliatif comme le soin du médecin qui envers et contre tous est près à sauver la vie et protéger cette personne… Bon, maintenant on debunk : il faut se rappeler que les soin palliatif n’ont pas pour but de guérir, mais pour aider un patient atteint d’une maladie grave incurable et/ou en phase terminale. Et que la personne peut aussi vouloir en finir, parce qu’iel souffre trop. Et le but de l’euthanasie, c’est l’idée de laisser aussi ce droit, celui de mourir « dans la dignité ». Et c’est ça qu’est important, ici ce qui compte c’est la situation concrète : Une personne souffre, ne pourra pas guérir, et on lui laisse le droit de mourir comme iel souhaite, avant que ça empire.

Le but de l’euthanasie n’est pas de remplacer les soins palliatifs : Si une personne est indécise, il faut lui laisser le temps de faire son choix iel-même et doit pouvoir bénéficier des soins pendant ce temps-là, c’est évident. Idem si la personne ne veux pas mourir. Le but n’est pas de « tuer », mais « d’autoriser de mourir », et d’aider la personne à mourir comme iel à choisi. Évidemment, un droit à l’euthanasie doit prévoir une surveillance des tentatives d’en abuser qui peuvent exister (c’est pour ça que ça doit être une procédure qui n’est pas contraignante pour le patient, mais qui le/la traite comme une personne responsable tout en s’assurant des risques qui existent toujours). Bref, c’est pourquoi le mot « accompagner » est important ici.

Bref, dans les deux cas, je vais en venir à une nouvelle chose que je reproche aux pro-vie (outre donc toutes les conséquences de cette vision, que je reproche aussi, mais dont j’ai déjà parlé plus haut) : Au nom d’une vision abstraite d’un concept, à savoir « la vie », iels veulent des situations qui vont avoir pour conséquences de provoquer des souffrances dans les vies concrète, les « vie de la vrai vie », si je puis me permettre. Ce n’est plus les vies des personnes, les vies réelle de celleux qui existent dans ce monde qui compte, c’est à dire les événements qu’iels vivent, leur peines, leurs souffrances, leurs joies et leur peur, qui comptent, mais la Vie, abstraite, avec un « V » majuscule, une vie qu’on ne voit pas vraiment, et une vision de ce concept que tous n’ont pas (tous ne voient pas la vie comme une entité abstraite ayant des teneurs souvent divines/métaphysiques/religieuses). Il y a de plus une infantilisation dans les deux cas des personnes concernés, une infantilisation qui vise en premier lieu les femmes dans le cas de l’anti-IVG (même si du coup les hommes trans sont concerné par les conséquences, mais ce que je veux dire c’est qu’ils ne sont pas visés en tant qu’hommes trans par les anti-IVG (qui souvent d’ailleurs ne les considèrent même pas comme des hommes…), et les patients atteint de maladie grave pour le second cas.)

Et quant aux « dérives possible », je terminerait par dire qu’une bonne loi n’est pas une loi qui contre un risque de dérive interdit une chose juste, une bonne loi est justement une loi qui réfléchit les risques de dérives et permet à des moyens de protéger les personnes des dérives.

( Now, unleash the trolls ? )